• L'étude

Good Move approuvé

Good Move approuvé

650 366 Guillaume Armandi

Le Conseil des ministres a approuvé ce 5 mars, en deuxième lecture, la version finale du plan régional de mobilité Good Move. Avec Good Move, Bruxelles opte résolument pour une ville agréable et sûre, constituée de quartiers apaisés reliés par des axes structurants multimodaux, centrée sur des transports en commun efficaces et une circulation plus fluide.

Avec ce plan, le gouvernement bruxellois veut réduire l’utilisation générale de la voiture personnelle de 24% d’ici 2030, diminuer de 34% le trafic de transit, quadrupler l’utilisation du vélo, rendre aux Bruxellois 130 000 m² d’espace public et mettre en place une cinquantaine de quartiers apaisés.

Un processus participatif complet

Le Plan Good Move succède au plan régional Iris 2 et définit les grandes orientations politiques dans le domaine de la mobilité. Il est le résultat d’un très vaste processus participatif auquel tous les acteurs bruxellois ont participé : les partenaires de mobilité et les partenaires institutionnels, les communes, le monde économique et associatif ainsi que les citoyens.

La première version du plan a été approuvée au printemps 2019. Ensuite, en plus de la consultation officielle de 19 communes, 8 000 personnes ont participé à l’enquête en ligne lors de l’enquête publique de l’automne 2019. Par ailleurs, des centaines d’organisations et d’associations ont également transmis leurs commentaires.

Les principes de Good Move ont été soutenus par une importante majorité des participants et les remarques et recommandations bien ont été écoutées. Sur cette base, le gouvernement bruxellois et Bruxelles Mobilité ont travaillé sur une version définitive  du plan de mobilité, qui a été approuvé par le gouvernement ce matin.

Les grands principes

Fluidité et la qualité de vie des Bruxellois sont et restent les deux objectifs centraux du plan. Avec la division de la Région en une cinquantaine de mailles, l’objectif de quartiers apaisés devient très concret. De cette façon, la Région, en collaboration avec les communes, va offrir plus d’espace de rencontre, moins de nuisances dans les quartiers et plus d’espace verts dans la ville. Plus d’oxygène, plus d’espace public, de terrasses, des petits parcs, des places conviviales ou des plaines de jeux.

Good Move consacre aussi le principe STOP, où la priorité va d’abord aux piétons, aux cyclistes puis aux Transports publics et ensuite seulement aux voitures individuelles et le traduit concrètement avec les investissements dans les réseaux piétons, les infrastructures cyclables et les transports publics.

L’enquête publique a révélé une forte demande des Bruxellois pour le renforcement des objectifs de sécurité routière. Dans sa deuxième version, le plan intègre la Vision Zéro, avec l’objectif d’atteindre zéro mort et blessé grave sur les routes d’ici 2030, ainsi qu’une stratégie pour une Ville 30 dans toute la Région qui est définie plus en détail, conformément à l’accord de coalition. Un agenda de lutte contre les points noirs de la sécurité routière y est également déterminé. Et puis, aussi, de nombreuses mesures de fluidités. De gros efforts y sont déployés pour proposer des alternatives, afin que les navetteurs aient plus de liberté de choix pour se rendre et circuler à Bruxelles. Un certain nombre d’entrées de la ville, actuellement peu efficace et conviviale seront transformées en boulevards urbains multimodaux.  D’autre part, des efforts seront faits concernant la gestion dynamique du trafic sur les axes structurants.

Avec Good Move, le gouvernement bruxellois mise également sur l’innovation, avec l’introduction de tickets intégrés dans le cadre de Mobility as a Service (MaaS). Cela permettra aux usagers d’utiliser plus facilement le service le plus adapté à son déplacement et être un jour utilisateur des transports publics et le lendemain d’un service de mobilité partagée.

Good Move soutient également les objectifs climatiques, en réduisant l’impact sur l’environnement. En effet, nos émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer de 35% d’ici 2030. Apaiser les quartiers, mettre l’accent sur les modes actifs, offrir des alternatives à la voiture personnelle et diminuer la pression automobile, aura à la fois un impact, sur l’environnement, la santé, grâce à la diminution de la pollution de l’air et des nuisances sonores, sur la fluidité de notre ville et sur la qualité de vie des Bruxellois.

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